Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 15:32

Corydale-pleine.JPG

 

 

Corydale à bulbe plein ou corydale digitée (corydalis solida ou bulbosa), de la famille des Fumariacées.

 

Jolie vivace qui fleurit en mars/avril sur sol humide, riche et ombragé.

 

Utilisée en pharmacologie pour ses propriétés inhibitrices de l'acétylcholinestérase dans le traitement des démences liées à la maladie de Parkinson ou l'Alzheimer (action des alcaloïdes : corydalline - narcotique léger paralysant à fortes doses -  et bulbocapnine - dépresseur du système nerveux central), elle ne s'utilise (presque) plus en phytothérapie et ne doit PAS ETRE CONSOMMEE. Elle est toxique, en particulier la racine.

 

Il existe également une variété de corydale dite "creuse", dont les bractées, au lieu d'être digitées, sont d'une seule pièce, et la racine creuse, comme son nom l'indique. Ses caractéristiques sont semblables.

 

!!! Confusion très facile avec leur proche parente : la fumeterre aux feuilles plus découpées et délicates (jadis classé dans la même famille et lui ayant même donné son nom, et aujourd'hui reclassée dans les papavéracées), qui elle est utilisée en phytothérapie.

Par Tinuviel - Publié dans : La photo du jour - Communauté : Une étamine aux pattes
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 14:17

 

J'ai découvert Fernand Deroussen et son site Naturophonia  : Lien : chants d'oiseaux, bruits d'animaux et ambiances naturelles à déguster et/ou découvrir.

 

Pour apprendre à reconnaître les chants d'oiseaux de nos régions par exemple (il y en a des dizaines !), ou pour méditer et profiter d'un moment de zénitude, c'est un pur plaisir ! 

 

(Pour écouter, entrez d'abord dans l'article, afin de ne pas faire cacophonie de double emploi avec l'extrait en lecture automatique de la page d'accueil ! Ou alors désactivez celui-ci)

 


Par Tinuviel - Publié dans : NEWS - Communauté : Une étamine aux pattes
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 19:56


LA FICAIRE FAUSSE RENONCULE

ficaire1-copie-1.JPG

   Ficaire4  Ficaire6

 

 

Nom latin : ranunculus ficaria ou ficaria ranunculoïdes ou ficaria verna

("Ficaria" dérive de "ficus", qui signifie "figue" en latin, nom donné à cause de la forme de sa racine qui ressemble à une petite figue)


Noms vernaculaires
: petite éclaire, éclairette, herbe aux hémorroïdes, petite chelidoine, herbe au fic, Louis d'or, pot au beurre, épinard du bûcheron, grenouillette...   


Famille
: renonculacées*

* Ne jamais oublier que cette famille comprend des plantes souvent TRES toxiques. La ficaire est la seule renonculacée que l'on peut consommer DANS CERTAINES LIMITES, c'est-à-dire qu'on ne peut consommer que les très jeunes feuilles (idéalement avant la floraison, ou en tout cas au début de la saison de floraison) quand elles n'ont pas encore fabriqué et stocké la proto-anémonine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.


Description botanique
: herbacée vivace aux racines fibreuses, glabres en toutes ses parties, et présentant des tubercules ovoïdes et charnus. La souche est très courte et produit plusieurs tiges simples ramifiées, couchées ou dressées, creuses, charnues et luisantes, de 20 à 30 cm maximum, groupée en touffes, et présentant parfois des bulbilles sur les noeuds inférieurs. Elle pousse en colonies et forme souvent de larges tapis. 

Ses feuilles sont épaisses, alternes, au long pétiole élargi et engainant, d'un beau vert plus foncé au-dessus qu'en-dessous, et parfois veinées de rouge violacé en leur centre ; elles sont crénelées et ont une forme de coeur renversé assez caractéristique.
Ses fleurs solitaires sont en forme d'étoiles, jaune d'or sur le dessus et verdâtres sur le dessous, longuement pédonculées et formées de 6 à 12 pétales oblongs présentant à la base une "fossette" nectarifère. Elles possèdent en outre de nombreuses étamines tournées vers l'intérieur ("extorses"). Elles semblent presque "vernies" tant elles sont brillantes. En fanant, elles perdent leur éclat et blanchissent. Elles sont le plus souvent stériles : la multiplication des plants se fait par les bulbilles situés à l'aisselle des feuilles (bourgeons axillaires) qui produisent une racine adventice tubérisée et tombent lorsque celles-ci fanent ; ils sont alors sont disséminés par les insectes ou les éléments, ainsi que par division de racines lors de la 2ème année.
Ses fruits sont formés de plusieurs akènes ovoïdes et obtus. Ses racines, petits tubercules ovoïdes et charnus bien vivaces, restent en terre.


Principaux caractères d'identification
:

- forme des feuilles (cordiformes et crénelées)
- fleurs étoilées à nombreux pétales jaunes d'or, avec plus de pétales que de sépales.
- présence des bulbilles à l'aisselle de certaines feuilles
- floraison très précoce


Végétation et floraison
: sort de terre en hiver, et fleurit de mars à mai. Ne subsiste qu'à l'état de racines dès la fin du printemps.


Cueillette
: les jeunes feuilles et les inflorescences, en mars ou avril


Habitat
: terrains humides et ombragés (sous-bois, bords de rivières), sols frais et riche, limoneux ou argileux. Jusque maximum 1600 mètres.


Confusions possibles avec (dans l'odre de possibilité)
:

- populage des marais (caltha palustris) = DANGER --> les feuilles sont fort semblables, mais le caltha a des fleurs plus grosses, à 5 sépales uniquement. Confusion assez possible.
- bouton d'or (ranunculus acris) ou autres renoncules = DANGER --> mais moins de pétales et feuilles différentes. Peu probable.
- anémone hépatique (hepatica nobilis) (hors floraison !) = DANGER --> mais fleurs blanches, roses ou violettes et feuilles trilobées. Improbable.


Composants
:

Alcaloïdes : chélidonine et cholérythrine
Saponosides triterpéniques : acide ficarique, ficarine (dans les racines), rhamnoglucoside d'hédéragénine (comme dans le lierre), acide oléanolique
Protoénamonine* (commune à toutes les renonculacées, irritante)
Huile essentielle
Tanins
Vitamine C (surtout dans les sommités fleuries)

* protoanémonine = substance irritante responsable de l'âcreté des renonculacées. Elle se forme à la lumière à partir d'un précurseur glycosidique. Le séchage la transforme en anémonine, laquelle est inactive. A fortes doses, elle provoque des contractions musculaires, des vomissements, des coliques sanglantes des troubles respiratoires et cardiaques et de l'hématurie (sang dans les urines) .


Toxicité potentielle
: l'utilisation limitée aux jeunes feuilles et aux fleurs, en quantité modérée (à mélanger à une salade par exemple) élimine tout danger. La cuisson ou le séchage également. L'ingestion peut sinon provoquer une sensation de brûlure dans la gorge, puis des nausées et une violente inflammation de l'intestin.


Propriétés
:

- analgésique
- décongestionnante
- anti-inflammatoire
- anti-scrofuleuse
- rubéfiante
- vésicatoire
- diurétique

Indications : hémorroïdes, (simples ou en prolapsus), jambes lourdes.

Les propriétés des saponines de la ficaire (ficarine dans les racines) sur les liaisons hémorroïdales ont été prouvées scientifiquement. Cette plante est donc utilisée comme base de nombreuses pommades pour l’industrie pharmaceutique, mais se prend également en poudre, en sirop, en extrait, en intrait, en infusion et en décoction. Le simple suc de la plante fraîche écrasée peut servir à badigeonner les hémorroïdes.


Histoire, légendes et symbolique
:

Les racines ressemblant à des hémorroïdes étaient préconisées, dans la médecine des signes, contre cette affection. Selon la théorie des signatures, l'analogie morphologique entre la ficaire et les hémorroïdes a fait que la médecine populaire l'a toujours employée (depuis le Xvème siècle au moins) pour soigner cette affection. Coïncidence ou non, cette plante est effectivement anti-inflammatoire et analgésique.


L'un se ses noms vernaculaires – épinard du bûcheron – indique que ses feuilles ont été consommées jadis en petites quantités


Il fut un temps on l'on utilisait les feuilles contre le scorbut à cause de leur richesse en vitamine C.


Anecdote : depuis le XVIème siècle, on a baptisé ces plantes de bords de cours d'eau "ranoncules", ce qui signifie "petites grenouilles". Ce nom s'est ensuite propagé aux espèces terrestres possédant les mêmes caractéristiques.

 

ficaire blanche botanique


A suivre : RECETTES à base de ficaire

A suivre : REMEDES à base de ficaire


Francoise Jeurissen



Par Tinuviel - Publié dans : > L'herbier : monographies - Communauté : Une étamine aux pattes
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 14:05

 

Première cueillette, première recette, un grand classique inratable : la quiche.

Je préfère commencer par des classiques : quiche, potage etc... et me familiariser avec la plante, avant de me lancer dans des trucs plus compliqués.

 

Pour la pâte :

200 g de farine (farine à pain complète pour moi)

100 g de beurre

1 pincée de sel

1/2 verre d'eau (à peu près, à adapter en fonction de la texture de la pâte)

Un bonne poignée d'herbes de provence

 

Pour la garniture :

Un beau gros bouquet d'ail des ours

4 oeufs

100 à 200 ml  de crème (normale ou de sojet ou d'avoine)

sel et poivre

Facultatif mais bon : fromage (chèvre frais par exemple).

 

Préparation :

Mélanger à sec la farine, le sel et les herbes de provence.

 

Faire une fontaine avec ce mélange, y incorporer le beurre coupé en dés et ramolli, et effriter du bout des doigts.

 

Rajouter de l'eau (par petites doses, pas tout à la fois si on n'est pas sûr de la quantité), mélanger et puis pétrir avec les doigts dès que ça commence à s'homogénéiser. C'est normal que ça ait l'air sec au début, la pâte va s'imprégner petit à petit de l'humidité et s'assouplir.

 

Dès que le pâton est souple, laisser reposer à T° ambiante un petit quart d'heure. Si on est pressé, on peut sauter la pause.

Ensuite, graisser et fariner un moule à tarte et y abaisser la pâte.

 

IMG_0736.JPG

 

Dans l'idéal : faire précuire la pâte à 180° pendant 5 à 10 mn, recouverte d'un morceau de papier sulfurisé et de légumes secs. Mais si on est pressé, on peut s'en passer aussi.

 

Pendant ce temps-là, laver l'ail des ours, en prélever environ les 2/3 et le hacher grossièrement :

 

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Quand la pâte est précuite, étaler sur le fond l'ail des ours haché.

 

Dans un bol, mélanger à la fourchette les oeufs, la crème, le sel et le poivre, éventuellement le fromage frais si vous en incorporez, et verser sur le fond de tarte recouvert d'ail des ours.

 

A ce stade, vous pouvez aussi, comme moi hier, rajouter quelques tranches de fromage à faire fondre au-dessus plutôt que du fromage frais :

 

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Enfourner et faire cuire entre 180 et 200° selon les fours, pendant à peu près 1/2 heure (mais il faut surveiller hein, moi je fais toujours ça au pif, alors je sais pas donner de timing précis... )

 

Je n'ai pas pensé à faire de photo de la tarte cuite, on était trop pressés de la manger ! :-)

 

Mais j'ai une photo de la salade qui accompagnait : feuilles de pissenlit et de lampsane, plus le reste d'ail des ours et quelques morceaux de pomme (pour adoucir l'amertume du pissenlit, ça marche très bien, et comme ça les enfants en mangent). Vinaigrette à l'huile d'olive et au vinaigre de sureau que j'avais fait l'année passée, qui parfume merveilleusement les salades :

 

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En tout cas, tout le monde a aimé, même les enfants qui ont tous fini leur morceau, alors que souvent, la quiche aux légumes, ça passe mal chez les plus jeunes.

 

Je peux dire que pendant la préparation, la cuisine et aussi tout le living embaumaient l'ail. Mais une odeur qui n'était pas entêtante, plutôt forte et douce à la fois, bref, ça mettait vraiment en appétit. Je trouve cette plante fantastique.

Par Tinuviel - Publié dans : > Recettes de cuisine
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 15:49

 

C'est le 3ème printemps qu'on passe ici, et c'est le troisième printemps que j'en cherche partout sans succès, alors que c'est censé être une plante ultra-courante et très colonisatrice. Courante ? Peut-être, mais en ce qui me concerne : bernique, jamais je n'avais réussi à en rencontrer.

 

Et enfin, miracle, aujourd'hui je suis tombée dessus, lors d'une belle promenade :  de l'AIL DES OURS !

 

En premier lieu, je confirme une chose : malgré les risques de confusion possible avec d'autres espèces très toxiques (le colchique et le muguet principalement) avant la floraison (leurs feuilles se ressemblent), cette confusion n'est possible que sur le plan visuel. Par contre, à moins de ne plus avoir d'odorat, il est rigoureusement infaisable de se tromper sur le parfum et le goût ! Ca sent indicutablement - et même fort - l'ail, et ça en a encore plus le goût caractéristique. Il suffit de froisser une feuille entre les doigts (et encore, même sans ça, l'odeur est prégnante), et on n'a plus de doute. Elle possède en commun avec l'ail et l'oignon le fait de contenir des composés sulfurés qui lui confèrent un parfum inimitable.

 

C'est une plante qui se déguste avantageusement crue, dans des salades, du fromage frais ou du pesto, mais qui se prête également à des tas de recettes cuites (soupes, quiches, potées...) C'est un excellent légume. Idéalement, les feuilles sont au meilleur de leur goût et de leur richesse juste avant la floraison, mais après, et mélangées aux fleurs, elles ne perdent pas leur intérêt. Les boutons et les hampes florales sont délicieux également, soit en simple poêlée, soit confits et conservés dans l'huile ou le vinaigre. Même le bulbe peut servir de condiment.Sur le plan nutritionnel, l'ail des ours renferme beaucoup de vitamine C.

 

D'un point de vue médicinal, c'est un plante aux propriétés hypotensives, comme l'ail cultivé, mais qui concentre encore plus que ce dernier les substances intéressantes sur le plan cardio-vasculaire. A consommer sans modération donc. Elle serait également antihelminthique (contre les vers).

 

ail-des-ours1.JPG

 

ail-des-ours3.JPG

 

ail-des-ours4.JPG

Boutons floraux

 

ail_des_ours.jpg

Une fois en fleur, elle ressemblera à ça

(Photo : http://pomarproduction.com/productions-ecologiques-ppam/fr/production.htm)

 

Je parlerai de mes essais culinaires avec cette jolie demoiselle odorante dans d'autres articles à venir, le temps de passer un peu de temps en cuisine :-)

Par Tinuviel - Publié dans : La cueillette du jour
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Bienvenue dans ma clairière

Ce lieu est consacrée à l'herbalisme dans son sens le plus large et le plus universel.

Je veux en faire un espace dédié aussi bien au savoir séculaire et éprouvé des herboristes, basé sur l'empirisme, qu'aux avancées modernes de la phytothérapie et de la pharmacognosie, de la naturopathie, de la botanique, de la nutrition et des sciences du Vivant en général.

Je voudrais que chacun puisse tendre, autant que faire se peut, vers la conscience de sa propre responsabilité et de sa juste place dans l'univers. Je voudrais que chacun se rende compte qu'il est seul en charge de sa vie, de sa santé et de sa destinée, et qu'il incombe avant tout à lui-même de veiller à se maintenir sain de corps et d'esprit.

Pour un savoir-être et un savoir-faire basés en premier lieu sur la connaissance et le discernement, mais également sur l'intuition et une forme de mémoire ancestrale, et sur une approche holistique du vivant. Sans oublier que la connaissance, aussi vaste soit-elle chez un être humain, n'est rien sans l'humilité, le respect et la sagesse de reconnaître ses limites.

Je dédie ce site à tous les sorciers et les sorcières des temps modernes qui, chacun à leur manière, se maintiennent l'esprit et le coeur ouverts à toute forme de savoir et de perception de la réalité, quelle que soit leur source, sans se poser d'oeillères, mais en aiguisant toujours leur esprit critique.

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